À force de vouloir intervenir dans tous les domaines, l’action publique s’est dispersée. L’État s’est éloigné de ses missions fondamentales tandis que l’organisation territoriale s’est complexifiée au point de rendre l’action publique souvent illisible pour les citoyens. Nous voulons établir des responsabilités claires : un État concentré sur ses missions régaliennes et une organisation territoriale simplifiée, pour que chacun sache qui décide et qui agit.
Un État dispersé qui veut intervenir dans tous les domaines, sans assumer correctement ses fonctions essentielles.
Une multiplication d’agences, d’autorités et de strates politiques et administratives qui dilue les responsabilités.
Une organisation territoriale illisible qui empile les niveaux de décision et rend l’action publique incompréhensible pour les citoyens.
Une dépense publique orientée vers la gestion bureaucratique plutôt que vers les missions fondamentales de l’État.
Concentrer les moyens publics sur les missions régaliennes : sécurité, justice, défense et diplomatie.
Rationaliser l’organisation territoriale afin de réduire le nombre de niveaux de collectivités et clarifier les responsabilités publiques.
Supprimer ou fusionner les agences, autorités et structures administratives qui ne remplissent pas une mission indispensable.
Constitutionnaliser une règle d’or sur la dépense publique et mettre fin à la multiplication des dépenses de guichet.
Le respect de la propriété est le fondement de toutes les libertés individuelles. Lorsqu’un citoyen ne peut plus disposer librement de ses biens, de son travail ou de ses créations, c’est l’ensemble du pacte républicain qui s’affaiblit. Nous voyons trop souvent la propriété fragilisée, que ce soit par l’insécurité, par l’occupation illégale de biens ou par l’utilisation non autorisée de créations et de contenus. Nous voulons faire respecter un principe simple : ce qui appartient légitimement à chacun doit être effectivement protégé par la loi.
Un droit de propriété théorique que les citoyens peinent à faire respecter dans la pratique.
Des procédures judiciaires longues qui découragent les propriétaires de faire valoir leurs droits.
Des pratiques numériques qui permettent l’utilisation ou l’appropriation de créations et de contenus sans l’accord de leurs auteurs.
Etendre et renforcer le droit de chacun de défendre ses biens face aux atteintes manifestes.
Sanctionner plus durement les infractions contre la propriété et accélérer le traitement des litiges.
Faire respecter pleinement la propriété intellectuelle des créateurs et producteurs de contenus.
Garantir la stabilité des règles fiscales et réglementaires qui encadrent la propriété et l’investissement.
Notre République a pour vocation de protéger d’abord les individus. Or notre cohésion nationale se trouve aujourd’hui fragilisée par la montée de logiques communautaires, qui cherchent à imposer des normes particulières dans l’espace public ou dans la vie privée. Nous refusons cette évolution, car la République doit garantir à chacun la liberté de conscience, la liberté de mode de vie et l’égalité entre les femmes et les hommes, tout en faisant respecter fermement les principes de la laïcité et des lois communes.
Des pressions communautaires qui remettent en cause les libertés individuelles.
Une fragmentation de la société en groupes revendiquant des règles différentes.
Des atteintes à la liberté d’opinion, d’expression ou de création.
Renforcer la défense de la laïcité et lutter contre les pressions communautaires qui restreignent les libertés individuelles.
Garantir les libertés individuelles déjà acquises : droits des femmes, droit de disposer de son corps, PMA accessible à toutes, mariage pour tous.
Permettre l’émergence de nouveaux droits individuels tant qu’ils ne restreignent pas la liberté d’autrui.
Faire respecter pleinement la liberté d’opinion, d’expression, et de la presse.
La sécurité et l’application effective de la loi sont les premières responsabilités de l’État. Lorsque les décisions de justice ne sont pas exécutées, lorsque les peines ne sont pas appliquées ou lorsque les décisions d’éloignement restent sans effet, la confiance des citoyens dans les institutions s’érode. Nous voulons que la France retrouve la capacité de faire respecter ses règles, de garantir l’ordre public et de maîtriser sa politique migratoire.
Un État incapable de faire appliquer les décisions de justice et les décisions administratives.
Des délais judiciaires excessifs qui affaiblissent l’autorité de la loi.
Une politique migratoire subie, marquée par l’impossibilité d’exécuter les décisions d’éloignement.
Augmenter le nombre de places de prison afin de garantir l’application effective des décisions administratives et pénales.
Constitutionnaliser le droit à une justice rapide et limiter les reports d’audience pour accélérer les délais des décisions de justice.
Confier au Parlement la définition des grandes orientations de la politique migratoire.
Traiter les demandes d’asile en dehors du territoire national, appliquer strictement les décisions d’éloignement et augmenter les délais de rétention administrative.
Conditionner les prestations sociales à une durée minimale de contribution au système.
La prospérité d’un pays repose d’abord sur le travail et la production. Depuis des décennies, nos politiques publiques ont trop souvent privilégié la redistribution au détriment de la création de richesse. Nous voulons remettre le travail, l’investissement et la production au cœur de notre modèle économique.
Un modèle économique fondé principalement sur la redistribution plutôt que sur la création de richesse.
Un système fiscal et réglementaire qui pénalise le travail, l’investissement et la production.
Un droit du travail devenu si complexe qu’il décourage l’embauche et l’initiative économique.
Rapprocher le salaire net du salaire brut afin de mieux rémunérer le travail.
Baisser massivement la fiscalité qui pèse sur la production.
Simplifier et alléger le droit du travail pour faciliter l’embauche et l’activité économique.
Garantir un service minimum dans les fonctions essentielles à la vie de la nation.
Dans un monde marqué par une compétition industrielle et technologique intense, la France et l’Europe risquent un décrochage durable face aux grandes puissances que sont les États-Unis et la Chine. Nous devons retrouver une ambition productive et stratégique : reconstruire une base industrielle solide, maîtriser les technologies clefs et garantir à notre économie une énergie abondante et compétitive, condition de la décarbonation de notre industrie. Cela suppose de lever les obstacles administratifs et normatifs qui freinent l’investissement industriel et de mobiliser pleinement les capacités scientifiques, industrielles et technologiques du pays.
Un affaiblissement industriel durable de la France et de l’Europe face aux grandes puissances économiques.
Une accumulation de normes, notamment écologiques, qui décourage l’investissement industriel et technologique.
L’absence de politique industrielle cohérente qui conduit à une dépendance stratégique croissante.
Réduire drastiquement les normes administratives et environnementales qui pèsent sur les entreprises et les collectivités.
Aménager les territoires pour l’accueil de nouvelles implantations industrielles (foncier, énergie, infrastructures).
Donner une priorité systématique aux industries européennes dans la commande publique pour les secteurs stratégiques.
Accompagner le développement et l’adoption de technologies d’intelligence artificielle et d’infrastructures numériques françaises et européennes.
Favoriser le renforcement de la base industrielle dans les secteurs stratégiques : énergie, défense, technologies et industries de la décarbonation.
Le système de protection sociale est né de la volonté légitime de protéger les travailleurs contre les risques de la vie. Au fil du temps, il s’est éloigné de cette logique pour devenir un système complexe de redistribution et de prestation. Nous voulons revenir à un modèle social fondé sur la responsabilité, la contribution et l’assurance contre les risques réels, afin de mieux protéger ceux qui travaillent tout en garantissant l’accès aux soins et aux protections essentielles.
Un système social qui entretient durablement la dépendance aux aides et décourage l’initiative.
Une accumulation de prestations et de dispositifs illisibles pour les citoyens.
Une protection sociale bureaucratique qui pèse sur le pouvoir d’achat des travailleurs.
Simplifier profondément le système des minima sociaux afin de le rendre lisible et d’encourager le retour à l’activité.
Recentrer les allocations chômage sur la transition vers l’emploi.
Réformer l’organisation du système de santé afin de réduire la bureaucratie, d’améliorer l’accès aux soins et de mieux utiliser les compétences des professionnels de santé.
Réduire les contributions sociales obligatoires qui pèsent sur les revenus du travail et redonner aux travailleurs davantage de liberté dans la gestion de leurs assurances.
Le modèle de retraite français repose sur un principe simple : les actifs financent les pensions des retraités. Mais l’équilibre de ce système, qui représente un tiers de la dépense publique totale, s’est progressivement dégradé. Le nombre d’actifs par retraité est passé de plus de quatre dans les années 1960 à environ 1,7 aujourd’hui, tandis que la natalité diminue. Pour maintenir les pensions, l’État est désormais contraint de compléter le financement du système par l’endettement. Cette situation est inacceptable : les générations qui travaillent aujourd’hui paient à la fois par leurs cotisations et par l’endettement public. Nous devons restaurer un système durable qui garantisse les retraites tout en respectant l’équité entre les générations.
Un système de retraites financé de plus en plus par la dette publique.
Un transfert croissant de charges vers les générations actives et futures.
Un statu quo qui fragilise durablement la soutenabilité du modèle social.
Graver dans le marbre une règle d’or sociale.
Préparer la transition vers un système mixte de répartition et de capitalisation.
Développer l’épargne retraite afin de diversifier les sources de financement des pensions.
Encourager la transmission anticipée du patrimoine entre générations, notamment pour faciliter l’accès des jeunes à la propriété.
L’école et l’université ont pour mission de transmettre les savoirs, former les talents et préparer les générations futures. Cette exigence s’est progressivement affaiblie. La baisse du niveau scolaire, la massification mal maîtrisée de l’enseignement supérieur et la fragmentation des politiques de recherche ont fragilisé l’excellence académique française. Nous voulons restaurer une école et une université exigeantes, qui valorisent le mérite, soutiennent la recherche et renouent les liens entre formation, innovation et économie.
Un système éducatif qui renonce à l’exigence et entretient la baisse du niveau scolaire.
Une massification de l’enseignement supérieur qui se fait au détriment de la qualité des formations.
Une recherche publique dispersée et insuffisamment connectée aux besoins scientifiques et économiques.
Valoriser l’excellence chez tous les élèves dès le plus jeune âge et dans toutes les filières.
Restaurer l’autorité des enseignants et améliorer les conditions d’exercice du métier à l’école.
Adapter l’organisation des classes aux capacités des élèves afin de favoriser leur progression.
Renforcer les exigences académiques dans l’accès et la réussite dans l’enseignement supérieur.
Renforcer les liens entre établissements d’enseignement, recherche et entreprises.
Dans une démocratie, la légitimité ultime doit appartenir aux citoyens. Or, au fil des décennies, la décision politique s’est progressivement déplacée vers des instances qui ne procèdent pas directement de notre suffrage, et qui ne peuvent se substituer à la volonté politique exprimée par les électeurs. La direction politique du pays doit revenir aux autorités politiques élues.
Une démocratie gouvernée principalement par l’interprétation juridictionnelle et administrative des normes.
Une multiplication d’autorités administratives indépendantes exerçant des pouvoirs quasi politiques sans responsabilité démocratique.
Des décisions structurantes pour le pays prises hors du débat public et du contrôle des citoyens.
Réaffirmer la primauté de la décision politique dans la détermination des grandes orientations politiques.
Recourir plus largement aux instruments de la démocratie directe, notamment au référendum, sur les sujets nationaux.
Redéfinir les rapports entre exécutif et Parlement.
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